Sneakers espadrilles façon Stan Smith: le making of

En fabriquant ces espadrilles, j’ai pris des photos de l’évolution du travail. C’est un paramètre en plus à gérer, qui ralenti le temps de réalisation, mais je suis bien contente, une fois que l’ouvrage  est terminé, d’avoir ces traces sous la main. C’est aussi grâce à cette étape que je peux partager sur le net un peu plus qu’un résultat. J’aime prendre le temps décrire le cheminement technique et créatif. Je dirais même que ça me passionne.

Alors, je vous raconte.img_8898-copieimg_8918-copie Cette fois-ci, j’ai commencé par confectionner les scratchs. Il s’agit en fait de velcro acheté au mètre (Toto tissus) collé puis cousu sur des bandes coupées dans mon cuir (Deco Cuir, chèvre chagrin Alezan).img_8919-copieimg_8950-copiePuis, j’ai assemblé la claque (partie centrale), doublure (Cuirs Chadefaux) et tige (Deco cuir, peau chèvre chagrin Alezan). J’ai enduit de colle (néoprène) l’envers de chacune des deux pièces,assemblé envers contre envers, puis effectué une surpiqûre à long point aux bordures.img_8982-copieimg_8996-copieAprès cela, j’ai exécuté la couture talon. Sur la tige, il s’agit d’un assemblage sur le chant du cuir, c’est à dire la tranche. J’y ai déposé soigneusement de la colle, assemblé, puis j’ai fait une couture à la main (Point de chausson? Point de croix? Pas sûre du nom). Cette couture est en fait le véritable assemblage de cet endroit. La colle n’est là que pour bâtir les pièces avant de coudre, comme à chaque fois dans cet ouvrage.img_8928-copieSur le cuir doublure, la couture talon est faite à la machine à 5 mm du bord.img_8955-copieJ’ai ensuite posé les empiècements talon. Il y a une languette et une petite forme arrondie que l’on retrouve souvent sur les sneakers de ce genre dans le commerce. Ces pièces permettent de cacher la couture talon de la tige. J’ai donc collé pour bâtir, puis cousu, avec un point long également. Dès que la couture est visible, je pique avec un point long.img_8962-copieUne fois que les quartiers gauches et droits de la tige et de la doublure étaient assemblés, je les ai collés puis cousu ensemble (quartiers tige sur quartiers doublure), endroit contre endroit, sur leur bord supérieur au niveau du talon. La couture n’a lieu qu’à cet endroit-là car de part et d’autre du talon, la bordure supérieure sera cousue envers contre envers et laissée brute.img_8983-copieimg_8987-copieAvant de retrousser l’ouvrage envers sur envers, j’ai collé une pièce faite de plaque de mousse pour rembourrer le décolleté arrière de la chaussure, comme c’est la cas sur certaines baskets du commerce. Cette pièce est faite de trois épaisseurs de 5 mm.img_8940-copieimg_8992-copieAprès quoi, j’ai encollé puis retourné mes quartiers, sans oublier de chasser les éventuelles bulles d’air. On veut que l’aspect final soit bien lisse, sans cloques ou rides (pas facile!)img_9001-copieimg_9009-copieA ce moment là, j’ai réalisé les surpiqûres décoratives et évidé les passants destinés à recevoir les scratchs (dont le pourtour est surpiqué également)…img_9024img_9028-copieEnsuite, j’ai cousu les scratchs, puis les quartiers sur la claque.img_9053-copieimg_9083-cpieimg_9102Y avait plus qu’à monter tout ça sur la semelle en corde.J’ai pré-troué avec un poinçon le pourtour de la tige tout les 1 cm, à 5 mm du bord. Deux intérêts: garantir un point régulier et passer l’aiguille dans le cuir sans forcer. C’est une chose que je ne faisais pas forcément sur mes précédents modèles. Je trouve ça bien pratique.img_9136-copieEt voilà, c’est terminé… En espérant que ça vous a plu…

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6 comments on “Sneakers espadrilles façon Stan Smith: le making of

  1. Marie de Shwe Chic
    octobre 10, 2016 at 10:47

    J’adore ! C’est le patron des shweshwe sneakers hackés !!! Je note de tenter le coup dès que j’aurai mon pied d’entraînement pour le cuir ! C’est trop chouette 🙂

    • Julie
      Julie
      octobre 12, 2016 at 2:54

      Mais oui, on peut imaginer tellement de choses à partir de ce patron…

  2. Zéphine
    octobre 11, 2016 at 2:01

    J’ai ENFIN trouvé des semelles d’espadrilles (payé au prix de l’OR dans mon pays du bout du monde, mais je m’en fiche!). J’avais envie de petites chaussures de toiles toutes simples, mais là tu me donne vraiment envie d’ajouter pleeeeiiiin de cuir!

    Ces « Stan » sont terribles, j’adore le rendu un peu root qu’elles ont avec la semelle de corde.
    Continue à nous éblouir avec tes créations!

    • Julie
      Julie
      octobre 12, 2016 at 3:01

      T’as pas pu les commander sur le net et te faire livrer? Parce que sur Rascol c’est genre 7 euros + prix de la livraison, c’est plutôt bon plan.

      En tous cas, j’ai très envie de voir ce que tu vas en faire. J’ai l’impression que l’inspiration est là!!!

      Merci pour ton commentaire. C’est vrai que ça fait bien roots le coup de la semelle en corde, j’avais pas vraiment fait gaffe. Et ce qui fait roots aussi, c’est le fait d’avoir utilisé un cuir brun/roux alors que les Adidas sont souvent blanches. D’ailleurs, au début j’avais prévu de me procurer du cuir blanc pour ce projet. Mais je me suis dit que ça me donnerait plus envie de les porter en marron.

      • Zéphine
        octobre 12, 2016 at 7:15

        Oui, j’ai commandé sur Amazone (j’ai pas pensé à regardé si Rascol faisait les livraisons internationales…), je crois que ça m’est revenu à 17euros.

        J » ai jamais été fan des baskettes blanches, du coup je ne peux qu’apprécier d’autant plus les tiennes, qui sont beaucoup plus originales tout en restant classiques

        • Julie
          Julie
          octobre 13, 2016 at 9:39

          Ah ouai 17 euros, c’est vrai que c’est un budget…

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